Témoignage d’un Linker en Chine

By 22/02/2016 No Comments
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Joël a rejoint IT Link en 2009.
Il a eu l’opportunité de travailler dans plusieurs secteurs notamment dans la défense et dans l’aéronautique.
Il est également intervenu pendant trois ans chez notre client, PSA sur un projet de validation électronique et électrique (EE) sur véhicule. Il a également travaillé au service qui s’occupe d’assembler des “mulets”.

C’est cette expérience qui lui a ouvert les portes d’un projet de deux mois en Chine en octobre dernier : piloter l’assemblage de trois mulets pour tester l’électronique de futurs véhicules.

Peux-tu nous expliquer ce qu’est un “mulet” ?

C’est un véhicule prototype destiné à réaliser différents types de tests et qui ne présente pas nécessairement toutes les caractéristiques finales du véhicule de référence, mais on l’utilise pour valider certains concepts ou technologies très tôt en amont de la production du futur modèle.
Concrètement, on a un véhicule de série que l’on vide complètement de tout câblages et calculateurs, véhicule que l’on remonte avec une architecture électronique et électrique d’un véhicule en conception afin de réaliser toutes une batterie de tests avant même que les premiers châssis du futur véhicule soient produits.

Quel était ton rôle à Shenzhen ?

J’étais là en support du GV local qui pilotait la conception et le déverminage des mulets.
(GV : Grenadier Voltigeur)
Le but était de livrer aux équipes de validation EE des mulets les plus mâtures possible en deux mois.
Toutefois, nous avons reçu les véhicules destinés à l’assemblage des mulets un mois après mon arrivée…
J’ai profité de ce laps de temps pour former les équipes sur place sur la nouvelle Architecture Électronique et Électrique qui sera montée sur les futurs véhicules chinois.
J’ai dû créer un document en anglais de 70 pages présentant les différences entre l’ancienne AEE et son évolution future.

Une fois que les mulets ont été assemblés, il a fallu télécoder les logiciels des calculateurs, débugger les véhicules en cherchant les causes des différents défauts et essayer de les régler dans la mesure du possible. C’est cette phase qu’on appelle le déverminage.

Comment est la vie à Shenzhen ?

Le site où nous travaillions était excentré de l’usine de production. Il y a donc un système de navettes mis en place.
Voir chaque matin et chaque soir les vagues de salariés arriver et partir tous en même temps, c’est toujours impressionnant.

Le rythme pour nous était assez soutenu, en revanche, après le repas du midi, c’est sieste pour tout le monde ! Les Chinois s’endorment la tête cachée dans leur bras ou dans des coussins dédiés à ce petit repos digestif , sur leur bureau pendant 30min. Après tout, c’est inscrit dans leur constitution!
Bizarrement, je n’ai jamais réussi à prendre le pli…

Les week-ends, les Chinois aiment à flâner en familles dans les parcs.

Comment est la ville ?

C’est une mégapole assez récente car elle n’a commencé son expansion que dans les années 80. Il y a plus de 10 Millions d’habitants, des bruits et des odeurs assez déroutantes.
Une ligne de métro c’est 30 arrêts sur 40km de long par exemple….
Il y a des restaurants ou des cuistos à tout les coins de rue, impossible de ne pas trouver à manger là bas !
La proximité avec l’opulente Hong-Kong a aussi lancé un marathon de la construction, toujours plus grand et plus voyant (en Chine ont met les LED partout, même sur les rayons des vélos…)

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Il y a aussi “la rue de la contrefaçon” huaqiang road, un peu l’équivalent de la rue Montgallet à Paris (pour ceux qui connaissent) où ils vendent tout ce qui peut contenir de l’électronique, du simple composant jusqu’au drone ou ordinateur, vous voulez un lampadaire d’éclairage public à LED? et bien on en trouve aussi… le tout bien sur à un prix défiant toute concurrence quand on sait marchander et éviter les contrefaçons.

Comment étaient tes relations avec les chinois ?

J’avais un peu d’appréhension avant d’arriver, j’avais eu des échos disant que les Chinois n’ayant peu ou jamais vu d’occidentaux les regardaient avec curiosité.
J’ai effectivement constaté une légère tendance à attirer les regards en me baladant dans Shenzhen mais rien de bien gênant.
Ce qui est assez déroutant c’est que très peu de Chinois parlent Anglais là-bas !
Apprendre à dire “Bonjour”, “Merci” ou à demander la note devient donc rapidement une obligation et plus important qu’ailleurs, XIE XIE (le merci à prononcer syeh syeh ).

Mes collègues chinois parlaient Anglais. Ils étaient très sympathiques, j’ai fait quelques restaurants typiques avec eux. Un jour, ils m’ont invité un weekend pour aller faire de la randonnée dans les falaises en bord de mer. J’ai pu manger des pieds de canard et des pattes de poulet lors de cette balade ! Spécial

As-tu apprécié tes deux mois là-bas ?

Complètement ! Si j’ai l’occasion d’y retourner, je n’hésiterais pas. Et je recommande vivement à tout autre consultant l’expérience si l’opportunité se présente à eux.

PS: Passage à Hong-Kong obligatoire pour toute personne se rendant dans le coin

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